C'est l'histoire d'un homme de 27 ans, marié, une bonne situation, une belle maison, une belle voiture mais qui découvre à temps que l'Avoir ne fait pas le
bonheur. Cet homme c'est moi, je m'appelle ArnO et j'ai décidé de changer de vie et de partir découvrir le monde...
Ni photos, ni vidéos, voici juste le récit d'une journée comme on aimerait en voir moins
souvent. . .
Tout avait pourtant bien commencé, levé tot, petit déjeuner rapide, je ressens l'appel de l'Equateur.
Aujourd'hui, je franchis cette frontière renommée pour etre une des plus difficiles et dangereuses (pour les vols uniquement)
Des bus font le trajet en franchissant la frontière jusqu'à une ville plus au nord. Je ne prendrai pas ces bus car je sais que je devrai passer un certain temps à discuter. Contexte:
Je suis rentré une première fois via la Bolivie où ils m'ont accordé 90 jours. Mon frere se mariant je suis rentré en visite éclair et suis donc revenu le 22 avril à Lima. Hélas, de l'aéroport de
Lima n'est accordé qu'une durée de 30 jours. . . ce qui est fort peu pour le baroudeur peu pressé que je suis.
Evidement, je me rends compte de cela à Iquitos, 35 jours après ma seconde entrée sur le sol péruvien...
Bon. . .
Je me prépare donc à négocier mon amende à la baisse.
Un taxi souhaite nous conduire à l'immigration pour peu cher... soit.
Il insiste bizarrement sur le fait que nous allons à l'immigration puis qu'il nous expliquera ensuite...
Premier point louche.
Je lui demande de nous expliquer de suite le reste des évenements, mais nous arrivons déjà à l'immigration. Pendant ce temps là il cherche très grossièrement à noyer le poisson...
-"Et vous venez d'oú sinon?"
-"Moi c'est Diego et voici Pedro" (serrage de main)
-"Arnaud, Marcel"
-"Alors? Que tal le Perou?"
Bon là il est franchement louche où tu veux en venir Diego?
Arrivé à l'immigration, ils s'arretent.
- "Bon On y est ... mais ca c'est juste l'immigration pour les locaux, vous c'est plus loin, on vous y emmene pour 20 dollars" . . . ENORMES sabots.
Bien tenté Diego, mais non seulement on va s'arreter là ensemble, mais en plus on va vous incendier, récupérer nos sac et partir sans vous payer !
Affaire réglée rapidement, ils repartent decus de leur coup completement raté. (Une fois de plus, l'usage de la langue du pays est très utile)
Arrivée à la frontière:
Je discute avec l'officier... il finit par m'envoyer voir son supérieur
Je discute avec son supérieur... il finit par m'envoyer voir son supérieur
Je discute avec son supérieur... il finit par m'envoyer voir son supérieur...
Je discute avec son supérieur (là, je m'attends à discuter avec le président du Perou. . . :-) )
Mais celui-ci est peu compréhensif et ne m'accorde que 5 jours de pénalité de moins... Bon soit !
Moto-taxi vers banque centrale (carte refusée), puis vers banque financiero (retrait), puis re-file d'attente à la banque centrale Rhaaaa je paye enfin !
Moto vers immigration je sors enfin du Perou ! (15 dollars)
Moto-taxi vers l'Equateur, puis bus vers la douane d'entrée d'Equateur... OUff mon passeport est enfin validé, 90 jours pour rester en Equateur.
Je remonte dans le bus avec l'ami Marcel et là fiou, enfin repos.
Repos bien mérité.
Mais soudain, l'ami Marcel se rend compte que son sac a disparu (Mon sac était entre mes jambes et celui-ci à 10 cm de mes pieds). Jack-pot, le sac contenait une coquette somme d'Euros, son
appareil photo, son permi de conduire et . . . son passeport ! Il est des jours comme ca, ou rien ne sourit, sauf nous !
Une fois de plus, toujours etre vigilant dans un bus, ce surtout quand les vendeurs entrent et sortent du bus. Tactique du voleur: - Ne pas se baisser pour ramasser votre sac
- Prendre le sac en le poussant du pied jusqu'au fond du bus.
- Le vider et sortir avec le plus interessant. Solution du touriste malin: -Avoir un sac de couleur,
-Un cadenas dessus (qui retarde juste d'une minute mais parfois cela dissuade)
MAIS SURTOUT:
-TOUJOURS GARDER SES PAPIERS ET SON ARGENT SUR SOI (pochette discrete ou banane (mais plate))
Bon ceci dit, tout n'est que matériel et on garde le sourire quand en revenant sur nos pas en stop, á l'arriere du pick up, le vent dans les cheveux, au milieu d'une immense bananeraie, en fond une
colline couverte d'une vegetation luxuriante, le sommet flouté par la brume...
Peut-on se plaindre?
Je repense à cette citation d'Anna Gavalda:" L'important n'est pas où l'on est, mais l'état d'esprit dans lequel on est"
Et effectivement, malgré cette galère, l'instant est magique.
Aucune inquiètude n'apparait et nous sommes absolument grisés par la vitesse du pick up et l'aspect inatendu de la situation.
Le voleur a bien sur disparu (description faite par des passagers, merci quand meme) Pour la suite, nous serons trimballés d'un poste de police à un
autre, d'un avocat à un autre poste de police pour finalement aterrir à l'ambassade de la plus grande ville du pays.
Nous bénissons le ciel de parler espagnol, ce qui nous évite les petits pièges où les policiers corrompus.
Deux jours plus tard, nous nous promettons d'en finir avec cette histoire et de savourer un bon plat au bord d'une plage.
Mais Marcel arrivera-t-il a sortir d'Equateur sans son passeport ni cartes de crédit? . . . A
suivre