La descente de la mort ! ! !
Laurent m'en avait dejà parlé, c'était donc enregistré dans la catégorie "Choses un peu folle mais à faire".
Apres avoir fait le tour des agences, c'est une des moins chère qui remportera la palme.
Petit déjeuner consistant, j'enfile le costume adéquat et nous montons tous dans le combi qui nous amenera à 4700 m d'altitude, face à ce beau lac de la Cumbre.
Chacun s'habitue à son VTT avant d'attaquer la grande descente.
Le signal est donné et nous nous élançons pour une descente de 3500 mètres de dénivellé.
Deux trois virages et nous nous arretons pour vérifier tout le materiel... Cette route est réputée comme la plus dangereuse au monde et de nombreux accidents se produisent chaque année, nous nous
plions donc de bonne grace à ces vérifications.
Nous repartons.
Les paysages environnants sont splendides (cf videos). Des montagnes autour de nous. Au fond de la vallée, un ruisseau qui serpente jusqu'à se perdre dans la brume lointaine.
Nous descendons à bonne allure, la première partie etant asphaltée.
Nous traversons les nuages chargés en eau et la route commence à monter legèrement, puis plus pentue. Nous sommes encore à 4000m et l'air fait cruellement défault. Je béni le fait d'avoir arreté
de fumer, mais malgré tout, je manque d'air. Meme en defaisant ma laniere de casque, ouvrant mon maillot, j'ai peine à respirer, mais la fin de la montée approche et derriere se profile une
descente salvatrice.
Nous arrivons au tunnel. Un chemin de terre bifurque sur la droite. Nous nous arretons.
Ici commence la partie de la route dangereuse.
Quelque consignes de sécurité avant de repartir prudement.
La route est peu large et bordée d'un précipice atteignant les 500m de profondeur que nous avons du mal à imaginer à travers les denses nuages.
Lors de pauses, les guides nous racontent les histoires macabres des camions ou des bus qui ont verses dans le fosses faisant parfois jusqu'a une 50aine de morts d'un coup. La premiere cause
etant l'alcoolisme, la seconde, la fatigue. Nous buvons donc du coca et faisons des pauses regulieres. Il y a aussi cette histoire de cette israelienne qui faisait la maline avec son velo
pres du bord et qui est tombée dans le ravin sous les yeux du guide qui la prevenait ...
Le fameux proverbe "Qui fait le malin, tombe dans le ravin !" n'a jamais été aussi present a mon esprit que durant cette descente.
Quelques instants plus tard, un compagnon qui roulait a mes cote se deconcentre et regarde un autre derriere lui. Il roule du cote du precipice et moi cote roche. Il ne voit pas le trou dans
la route en face de lui. Il se retourne au dernier moment et bifurque á quelques centimetres du precipice. Il est quitte pour une grosse frayeur et moi aussi. Ne tenant pas á voir l'un de nous
tomber dans le ravin, je me surprends á l'engueuler... la peur surement.
Bref le reste du chemin se deroule sans encombre. Nous sortons du nuage de pluie et sechons enfin au soleil. La route devient de moins en moins dangereuse et la vitesse augmente, quelque sauts au
passage et nous nous arretons en bas á 1200 m d'altitude pour prendre une biere.
Le bus nous emmene ensuite dans un charmant hotel oú nous pouvons nous doucher nous restaurer et profiter de la piscine.
Excellente journee, bien que le chemin du retour ne sera pas de tout repos. Je suis vers l'avant du combi et ai une vue directe sur la route. Le chauffeur ne voit pas á 5 metres devant lui du
fait de la brume et je me demande sans arret comment il savait que la route allait tourner á droite, á gauche... J'irai meme jusqu'á dire que j'ai eu moins confiance au retour, qu'á l'aller.
Nous atteignons enfin La Paz sains et saufs. La ville nous acceuille debordante de lumiére.
Je me couche de suite, car demain... Maradona !
Zzzzzzzz