Présentation

  • : Ta vie sera ce que tu voudras qu'elle soit ...
  • lemondedarno
  • : J'avais 18 ans quand j'ai rendu un service à une voisine agée. Elle m'a regardé et a fini par me dire "N'oublies jamais ceci : Ta vie sera ce que tu voudras qu'elle soit...". 9 ans plus tard, je prends enfin la mesure de ses paroles et je vis chaque jour comme si il était le dernier ! Merci Madame

Ma lecture en cours

5-"L'homme qui voulait vivre sa vie" Douglas Kennedy
-> Dans la lignée de Murakami, Que faire apres avoir tué sa femme? :-) Ce livre vous donnera la réponse. Si j'avais su... :-D

4-"Après le tremblement de terre" Haruki Murakami
-> Nous avons tous notre mode de fonctionnement, d'autodefense face aux agressions exterieures. Ce livre retrace merveilleusement les diffenrentes réactions après un échec, certains, s'enferment, d'autre fuient, ou encore sombrent dans les ténèbres. Mais certains de nous rebondissent et profitent de chaque jour comme s'il etait le dernier... Tres bel enchainement de nouvelles

3- "Petit traité sur l'immensité du monde" Sylvain Tesson
-> L'auteur a dû choisir de débiter des inepties au début afin que la fin soit à peu pres acceptable. Il est surement meilleur en poèmes qu'en donneur de leçon. Suis déçu par ce globtrotteur.

2- "La force de l'âge" Simone de Beauvoir
-> 400 premières pages laborieuses à lire sur la vie intellectuelle d'avant guerre de Sartre et Simone , mais on ne le lache plus des que la guerre éclate, ce roman devient un livre historique où comment la jeunesse intellectuelle ressent la guerre et la vit.

1- "Sur la route" Jack Kerouac
-> Bon compagnon de route, léger mais actif.

Samedi 10 mai 2008
Retournez le billet de 50 Soles et vous découvrirez l'oasis de Huacachina fièrement imprimé.
Loin d'être perdu dans le desert, c'est à 5 km d'une grande ville que se trouve cet oasis.
Je monte dans un rickshaw (voiturette à 3 roues) qui contourne une dune de sable de 200 mètres de haut. À mi-hauteur, nous nous arrêtons et sortons pour permettre au moteur de 125cc de monter la côte.
L'oasis de Huacachina est alors devant moi.
Un lac entouré de palmiers, de restaurants et d'hotels, voila ce qu'est aujourd'hui devenu ce lieu.
L'endroit reste néanmoins agréable et la chaleur fait oublier le reste. J'en profiterai pour me "remettre" de ma visite éclair en France et des questions existencielles qui en ont découlé...
A la porte d'un desert, lever et coucher de soleil seront de rigueur, ainsi que le tour en buggy, unique attraction du lieu.

Ceintures attachées et déjà le buggy file vers la dunes en laissant derrière nous une trainée de poussière de sable.
Devant nous: le désert.
Du sable, des dunes à pertes de vue et nous accélérons encore dans un bruit de formule 1. Les virages sont serrés et les cris de plus en plus forts. Un mur de sable se rapproche dangereusement de nous alors que nous l'affrontons de face. À une inclinaison proche de la verticale, le pilote choisi de bifurquer brusquement dans le sens de la pente. De là, nous contemplons en un dixieme de seconde la descente verticale qui nous attend. Un "WHOUUUUUUUUUUU" digne d'un bon parc d'attraction s'échappe du véhicule, à moins que cela ne vienne des passagers eux mêmes.
Amateurs de sentations fortes, essayez le buggy dans les dunes ! !
Quelques descentes en sand board et nous assistons au coucher de soleil sur le désert.

L'étape suivante se deroulera à Nazca. De ces fameuses, très fameuses lignes dessinnées des siècles plutôt par les Quechuas nous ne savons quasiment rien. Toutes les théories sont possibles. Des extra-terrestres aux lignes suivant les tracés hydrauliques en passant par le calendrier des astres, tout a été évoqué. 
Uniquement visibles du ciel, les dessins sont pourtant parfaits, les lignes extrèmements droites malgré les montagnes qu'elles croisent. Il est amusant de constater cette perfection ancestrale puis de revenir à Cusco et d'admirer l'inscription "ViVa eL PeRu" réalisée par nos contemporains et dont la perfection laisse vraiment à désirer... :-) (L'Homme évolue parait-il...)
Le vol dans le coucou vaut à lui seul la peine de venir. Sac plastique de rigueur, surtout si votre petit dejeuner vient juste d'être avalé.

Deux étapes interessantes mais encore loin derrière le challenge qu'il m'attend à Cusco...
Disons qu'il fallait un temps de réadaptation après le crochet en France.
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Vendredi 25 avril 2008
Vendredi soir, J-1 avant le mariage de Ben (mon frère) en Vendée. Les deux familles proches se réunissent autour des futurs mariés et une coupe de champagne. Un absent, le petit frère, sur le Machu Pichu...

Pendant ce temps là, des chaussures de marches arpentent une route de campagne. Au détour d'un virage, une maison, des pas sur le gravier. Des gens sont assis autour d'une table. La clochette retentit: "Ben, ca a sonné" dit Laeti.
La porte s'ouvre, Ben me regarde de longues secondes sans réaliser. La gorge se noue, les yeux s'humidifient et je réalise alors que chacun a merveilleusement joué son rôle tant sa surprise est grande !

. . .

Et le lendemain l'émotion est encore a son comble. De l'entrée des mariés, à la surprise musicale "Que je t'aime" dans l'église, cf Videos, et le repas, cette belle déclaration d'amour face à tous les amis et la famille...
Bon je dois bien avouer avoir perdu quelque grammes de surplus lacrimal...
Bref, l'ambiance est bonne et c'est aussi pour moi l'occasion de revoir beaucoup de gens que j'aime. On discute voyage, de la vie et je vois certaines étincelles briller dans certains yeux :-)

. . .

Des mois que je préparais ça...
Comment garder un tel secret? Mon frère se mariait et je n'allais pas revenir en France, égoistement... voila ce que tout le monde devait penser jusqu'à ce que j'ébruite petit à petit la nouvelle. Tout le monde devait le savoir sauf Ben et Laeti. Et c'est ainsi que cela c'est passé.

Aéroport de Lima, 8h30 du matin, j'apprends que mon vol a 5 h de retard (merci air Comet). Correspondance ratée à Madrid, je perds donc une précieuse journée sur les cinq que je m'étais prévues en France.
Pourquoi cinq?
Tout avait été pour une fois prévu, voir mes amis, une journée de battement, des rendez vous de pris, le voyage en Vendée, bref pas un jour à perdre... Tout s'est donc fait dans la course, la bande de loulou Rugets, bientot Hennequins et Chica vus à La Fourmi dans le 18ème (c'etait bon de vous voir les gars ! ! Mais j'ai perdu les photos que j'avais faites, je suis degouté, va falloir qu'on se refasse ca :-) )
Bref cinq jour, c'est un peu court, mais je ne voulais pas briser la lancé de mon voyage.
Voila plus de 8 mois que je voyage et un séjour au pays natal peut être dangereux, car des questions se posent toujours au retour...
Dois-je repartir?
Pourquoi repartir?
N'en n'ai je pas assez vu?
Ne "cherch'je" pas tout simplement à fuir la France?
Bref ces questions sont inévitables et elles font réfléchir.
Je SAIS que je veux repartir, que je ne suis encore qu'au "début" de mon voyage. Je veux connaître la traversée du pacifique en cargo, je veux parcourir la nouvelle Zélande, l'Australie avec mon van, je veux remonter la côte ouest asiatique en moto de Singapour à Pekin, je veux rêver une semaine dans la baie d'Halong, je veux me faire peur dans la jungle laosienne ou vietnamienne, je veux connaitre l'atmosphere propice à la méditation de ces temples tibétains, je veux decouvrir l'Inde, ses merveilles et ses misères, j'aspire aussi à connaitre ses steppes mongoles, pourquoi pas prendre ce trans-siberien, traverser les balkans (bon ca on verra sur le moment si c'est possible), je veux prendre mon temps pour rejoindre la France par l'Europe de l'est, je veux dire bonjour à la famille Sraka en Slovénie, bref mon voyage ne fait que débuter et j'ai encore soif de découvertes, faim de rencontres.

Bref, je suis boulimique ! 

Et un jour, j'aurai "vu le monde", et même après, je continuerai à partir, car le voyage est la drogue la plus saine que je connaisse, la plus enrichissante, la plus ennivrante, mais aussi une des plus accoutumante.

Départ de Paris, je prevois la semaine prochaine de me reposer au bord d'un oasis, d'aller voir les lignes Nazca de haut avant d'arriver au Machu Pichu...

En attendant les prochaines nouvelles je vous embrasse et n'hésitez pas à m'écrire et me dire que vous etes en vie et que vous allez partir voyager :-)

PS: C'était un très beau mariage! Ben et Laeti, je vous souhaite de faire face à la vie et à ses surprises courageusement et dignement. Je vous aime, vous m'avez ému ce samedi.  Soyez heureux, bref continuez comme ca, vous faite plaisir à voir. Et faites des folies dans le hamac péruvien :-)
Le frerot
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Jeudi 10 avril 2008
Retour par cette cité grouillante, où l'agitation commence dès l'aube dans un concert de klaxons tantot orchestrés par un agent de circulation, tantot par les annonces à tue-tête des microbus "CIMENTERIO, STADIUM, 1 BOLIBIANOOOOOOOOSS"

Je suis en plein coeur de la capitale, près du marché aux sorcières où l'on peut se procurer toute sorte de produits... Des foetus de lama (pour la chance lorsque l'on emmenage, à enterrer sous une brique de la maison), des herbes contre les différents maux, pour des érections de meilleures qualités, pour que l'élue de notre coeur tombe folle amoureuse, contre les émorroïdes ou contre la belle mère, bref des casernes d'alibaba impressionnantes ou chaque centimetre carré de mur est couvert de marchandise.
Ces cahuttes dégagent une odeur entetante d'herbe brûlée --sans doute a t'elle les vertues de nous faire acheter plus-- qui vient se meler à la pollution ambiante, le tout combiné au manque d'air due à l'altitude (Entre 3600m et 4000m), fait de La Paz une capitale oú l'on respire tres mal.

"Juste un jour", me suis-je donc dit et je repars... Mais il a fallu que je recroise Eric par le plus fortuit des hasards.
Retrouvailles... Quelques soirées arrosées nous font connaitre les boites de nuits les plus locales où à 21h, les gens en sortent déjà en roulant par terre.
A l'intérieur, le spectacle vaut la peine. Sans trop de violence, les gens s'ennivrent, les hommes essayent de draguer où restent debout en titubant, le regard dans le vide mais le verre à la main. Certains tentent de s'assoir sur une chaise imaginaire et s'écroule par terre, d'autres s'effrondrent sur leur table dans les bras de morphée, toujours le verre en main mais renversé sur la table. Certains encore dansent en ligne, chacun face à une femme souvent dans un état moins avancé.

Entre quelques visites de la ville, dont le musée d'art contemporain qui a trouvé refuge dans un sublime bâtiment construit par la societe Eiffel (cocorico), mais dont l'absence d'oeuvres hors du commun rend décevant. (cf qq photos d'oeuvres tout de même interressantes).

Quatre jours plus tard, il est temps de quitter La Paz...
Le bus traverse des villages et ne nous laisse apercevoir qu'une photo: deux hommes entrent dans un bar en fin d'après midi. Je m'amuse à reconstituer leur journée, leur travail au champ et leur fin de soirée titubante.

De plus en plus, des ânes bordent les routes, envahissent les champs. Des cochons aussi, énormes ou bébés. Des vaches broutent plus loin de la route et cette cholita qui est en train de se démener avec trois lamas en laisse qui ne demandent qu'à avancer plus vite. Tout ce décors a pour fond le lac.

La cholita: cette femme bolivienne ou péruvienne vêtue de l'habit traditionel. Des chaussons noirs, une armada de jupes et jupons lui confère à première vue un énorme popotin dont les plus téméraires affirmeront qu'elles sont fines dessous...?! Un gilet sur les épaules et surtout ce tissu aux couleurs chamarées noué autour du cou et servant de sac à dos ou de berceau. Enfin leur chevelure noire --coiffée en 2 tresses arrivant aux fesses et attachées ensemble par de la laine noire faisant office de décoration-- est couverte par un tout petit chapeau melon en velour durci (remplacé par un bob sur la photo), qu'elles portent droit ou sur le côté pour les plus coquettes. Celui ci est couvert d'un sac plastique les jours de pluies.
Deux mystères entourent ces Cholitas:
 - Premierement qu'y a t'il sous ses jupes ? (car on les voit souvent uriner avec autant d'aisance qu'un homme en s'agenouillant simplement au bord de la route...)
 - Et enfin que peuvent elles constamment transporter dans ce tissu coloré?!
Ces femmes sont cependant d'humeur tres joyeuse, tres souvent en train de faire des plaisanteries ou de rire.

Le bus s'arrête devant le bras du lac qu'il faut traverser en bac.

Nous arrivons enfin à Copacabana avec sa magnifique cathédrale; quart d'heure méditatif dans ce lieu particulier de pélerinage. (Et une bougie entre autre pour grand mère)
Le coucher de soleil sur Copa est magnifique. Jaune foncé, orange puis rouge rosé...
Je prends le bateau le lendemain pour l'île du soleil.
Située à 4000 mètres d'altitude, cette île est un petit paradis sur terre.
La vue autour moi s'étend à des kilomètres à la ronde et ce sur quasiment 360 degrés.
De ce point, nous pouvons prendre l'apéritif en fantasmant sur le coucher de soleil et quelques heures plus tard
se retourner et se laisser subjuguer par le lever derrière ces montagne enneigées qui culminent à plus de 6000 mètres.
Je plante ma tente sur ce champs repéré par Laurent et Michel au cours d'un précédent voyage. Quelques courses et je pourrai manger, boire et me laver pendant 2-3 jours, ce en parfaite autonomie.
Ces lieux suffisent à eux mêmes. Ces paysages me parlent, le soleil se réflète sur le lac à l'horizon tandis que  des pêcheurs sur des embarcations typiques travaillent en contre bas...

Après deux jours, je déciderai de traverser toute l'íle à pied pour rejoindre la partie "nord" située en fait plein ouest (face au coucher). Quelques heures de marche sous le soleil avec mon sac de plus en plus lourd et j'atteinds une plage déserte, face au lac et rien d'autre.
Je m'y installe, me lave dans le lac, monte ma tente, prépare un feu, contemple le coucher et passe une soirée incroyablement tranquille, bercé par le bruit des vagues à quelques mètres de ma tente...
"Que faut-il à l'Homme pour être heureux?"...

Temps pour moi de retrouver la civilisation, de reprendre le bateau et de

revenir à Copacabana, ce avant de traverser la frontière péruvienne. En chemin vers Arequipa une cholita s'endormira avec son petit dans les bras et celui si dans son sommeil essayera de prendre ma main de sa petite patte potelée et pleine de yoghourt :-)

Prochaine étape: le Pérou et une petite surprise !
. . . à suivre
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Mardi 1 avril 2008

De La Paz, trois options s'offrent à nous pour rejoindre le village de Rurrenabaque, porte de la jungle.
L'avion est hors de prix, la jeep également, c'est donc en bus que je tenterai l'expédition.
Le seul point négatif est qu'il nous faut traverser de nouveau la route de la mort et ce dans des bus peu fiables.

Le voyage commence donc à La Paz. L'attente interminable du bus qui doit m'emmener. "Il arrive dans cinq minutes" m'annonce le chef de l'agence toutes les demies heures... Depart retardé de 2 heures... Bon, apres tout je ne suis pas pressé.
Le chargement s'effectue et je suis ébahi par la quantité de marchandise que peut contenir un tel bus.
Chargement effectué et nous nous apprêtons à partir lorsqu'un détail attire mon attention... Le bus avec son chargement est plus haut que les fils électriques du croisement ! Comment faire?
Tout simplement en mettant un gars sur le toit qui a pour but de soulever à la main ses véritables lianes. Suis je bête, je n'y avais pas pensé  :-)

Quelques coups de gueule plus tard (oui dont le mien j'ai pas pu m'empecher :-) ) nous partons.
La route est sublime (cf descente de la mort)
Tout se passe bien jusqu'au premier pneu qui éclate (pile sous mon siege) alors que de ma fenetre j'aperçois le vide. Gloups. Nous continuons quand meme sans le changer de suite.
Je vous épargne le trajet angoissant avec le même pneu qui re-éclate.

Nous abordons un passage difficile entre roche et vide, il fait maintenant nuit mais la pression est palpable et personne ne dort quand le troisieme pneu côté vide éclate. On vient nous demander de tous nous asseoir du côté roche afin de soulager le pneu mort et d'éviter de basculer dans le vide... Euh... Soit ! Mais quelle galere !
23h apres le départ nous arrivons enfin sous une chaleur écrasante et après 2 dernières heures de piste tape cul.
Rurrenabaque, enfin !

Atmosphère tropicale, cette petite ville est située au bord du Rio Beni et au bord de la jungle et de la pampa. De mon lit, je contemple le rio ... quelle paix.
Voila encore un des endroits où je ne pensais rester que le temps d'une excursion (4-5 jours) et où je resterai plus de 10 jours.

Des amis d'amis arrivent, par hasard nous nous connaissons de la descente de la mort. Un groupe se forme et nous partons pour 3 jours dans la pampa.

La Pampa... Immense marais sur lequel nous évoluons en petit bateau taillé dans un tronc. La pampa se différencie de la jungle (entre autre) par le nombre impressionnant d'animaux que nous pouvons observer.
Des oiseaux par centaines, allant du petit qui marche

 quasiment sur l'eau à l'aigle solitaire et majestueux.

Des singes font bouger les branches des arbres, nous nous arrêtons un instant--Je felicite d'ailleurs Mangly notre guide qui est un des rares à ne pas nourir les animaux ni les perturber pour le simple bonheur des touristes--

Rencontre avec mon premier aligator (Juan... si si) quelques dents en moins, nourrit au riz et au pain. Ca doit faire longtemps qu'il n'a pas chassé.
Des imbéciles le carressent, le croyant faux et rient jaune lorsqu'ils le voit se jeter sur la nouriture qu'on lui donne.

Plus tard pendant la sieste, je passerai un bon quart d'heure à fixer Pedro (un aligator ! n'allez pas croire que j'ai viré ma cutille :-)). Rien ne se passe, pas un oeil ne bouge, pas une vaguelette autour, des poissons semblent le narguer en nageant autour de sa gueule... toujours rien. Quel ennui. Cet aligator me semble en mode sieste, les yeux ouverts. Je trouve un vieux fruit par terre, lui lance comme ca, les yeux dans le vague, assoupi par la chaleur et par ce spectacle immobile...
Une seconde plus tard, au moment même où le fruit touche l'eau, l'aligator se jette dessus la gueule grande ouverte, le tout dans un énorme remous et un bruit effrayant de machoires qui claquent... Je sursaute et sors de suite de mon mode veille. Wouahou, je n'ai pas d'autres mots sur le coup.
Ne jamais croire qu'un aligator dort ! ! ! Je venais donc de comprendre la technique de chasse de ces animaux. Discretion et attaque foudroyante. Brrr je ferai dorénavant plus attention en marchant sur les planches surplombant l'eau pour aller aux toilettes.

Malgré les aligators, les piranhas et tous les prédateurs, ce lieu est charmant. Nous dormons dans des cabanes au dessus de l'eau, mangeons copieusement et les hordes de moustiques semblent se délecter de mes compagnons de chambre.

Il fait chaud l'après midi. Notre guide nous emmène dans un endroit un peu plus dégagé. En chemin un bruit de respiration sors de l'eau... Un dauphiiiiiiiiiiiiiin ! :-)



Il arrête le bateau et nous invite à nous baigner. Je plonge de suite. L'eau est chaude et tres colorée. Un mètre sous l'eau et la lumière ne filtre plus.
-"Au fait Mangly, les aligators avec leurs machoires énormes?"
-"Non non il n'y en a pas ici! "
-"... Mouuuuuais ..."
-"et les piranhas qu'on voit dévorer les restes des aligators?"
-"Non non les dauphins chassent tout le monde !"
-"Mouuuuuais on va lui faire confiance"

Apres 15 minutes de baignade, nous entendons les premiers cris. Les dauphins sont toujours parmis nous et frolent certaines personnes. Je finis par m'accrocher au bateau et laisser mes jambes balantes dans l'eau. 
Au bout d'un moment, je sens quelque chose qui me touche les pieds... Surpris, je cri (non, on sait jamais c'est peut etre un aligator qui se fait passer pour un dauphin) et je laisse à nouveau mes jambes pendre. Un dauphin joue avec mes pieds :-D  Super moment ! !
Je sens même son dos sous mes pieds !
Un groupe d'israelien arrive en parlant fort, les dauphins s'enfuient, nous partons également.

La veille, nous sommes partis pour une promenade dans les marais à la recherche du fameux anaconda que nous ne verrons jamais, ce qui n'est peut etre pas plus mal pour lui d'ailleurs, car certains touristes n'ont aucun repect pour la faune.
Bouef, nous sommes équipés de bottes car nous devons traverser un marais.
Plus nous avançons dans le marais, plus l'eau monte. Arrive le moment fatidique où l'eau s'engoufre dans les bottes Slurp, nous voici maintenant vraiment dans le marais à avancer dans une eau trouble contenant aligators, anacondas et toute sorte d'animaux ou insectes dont nous ignorons meme l'existence. L'eau m'arrive à présent à l'entre-jambe. Inutile de dire que des filles nous accompagnent et sont plus petites...
On nous previent qu'il faut faire très attention à ne pas toucher les serpents avec de la crême solaire sur les mains ou de l'anti moustique, car la peau se déteriore et ils peuvent en mourir. Ok leçon retenue pour plus tard.
Nous arrivons au bosquet où se cachent certains reptiles. Tout le monde cherche. Agitation soudaine, tout le monde se masse pour voir... fausse alerte, il s'agit  juste un lézard (mais une belle bête tt de même). Peu de temps après l'agitation reprend et cette fois ci un énorne serpent est traqué. Un des guides l'attrape avec prudence et respect et là, nous assistons tous à une scène choquante. Un israelien se jette sur le guide pour lui prendre le serpent des mains pour faire une photo. Le guide refuse tant qu'il ne s'est pas lavé les mains. Le type se crache sur les mains prétendant qu'il a de la crême juste sur le cors pas sur les mains et lui prend le serpent des mains . . .
S'en suit 10 bonnes minutes de photos avec tout le groupe tout en serrant bien fort la gorge du serpent (Cobra-couleuvre).
Tout le monde est écoeuré par tant de manque de respect. Nous le fusillons tous du regard...

LA principale vertue que doit avoir le voyageur est le Respect. Viennent ensuite la curiosité, le sens de l'intégration etc...
Certains voyagent sans meme posseder l'une de ces trois vertues...
Certains voyagent sans quitter leur culture
Certains voyagent sans quitter leur langue
Certains voyagent sans quitter leur pays !

Qu'on ne me vienne pas me dire que ceux-ci voyagent ! ! !

 

 

. . . Désolé pour ce coup de gueule, mais il s'agissait là du saut d'eau qui a fait déborder ma piscine.

Nous assisterons également a un coucher de soleil magnifique et un lever encore plus magique sur la pampa...

Retour sous des trombes d'eau, nous sommes trempés des pieds à la tête, nous devons pousser le combi qui s'enfonce dans la boue. Retour à Rurrenabaque pour quelque jours de détente et ue course à l'argent, le seul distributeur refusant ma carte Credit agricole.
Promenade en moto, sieste, soirées sympas etc...


Retour à La Paz où je croiseai Eric par hasard (cf début du voyage) puis je partirai pour le lac Titicaca
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Mardi 25 mars 2008
Voila, cela se déroule le 17 mars, le lendemain de la descente de la mort. Les gros titres anoncent "Maradona joue contre Evo Morales". Le match debute à 15h et l'entrée coute un kilo de riz en faveur d'une zone sinistrée de Bolivie.
Présents ce jour là à La Paz, nous ne pouvions rater l'événement.
Un paquet de riz, de farine, du lait en poudre, bref quelques denrées et nous nous précipitons vers le stade.

L'ambiance monte petit à petit. Apres un bon échauffement, nous entrons dans le stade tous vétu du T-shirt original et l'excitation monte à mesure que l'heure fatidique approche. Le match commence en retard et nous sommes prets pour applaudir Maradona à son entrée sur le terrain.

Les buts pleuvent, (3 pour Maradona) l'ambiance est tres bonne, aucune violence et lorsque le coup de sifflet final retenti, nous entrons avec nos maillots de Bolivie sur le terrain. Deux foulées et me voila en train de poser avec la mascotte de l'équipe avant de me retrouver coincé dans une équipe de mannequins venus ici pour les photos... Dur dur.

Tout se passe dans la joie et la bonne humeur. Mais en me retournant j'aperçois Mick, un ami avec qui j'ai traversé le desert d'Uyuni. En franchissant une barrière, un policier molasson lui donne une tape pour lui faire comprendre qu'il n'a pas le droit de franchir le grillage et Mick perd l'equilibre et tombe de l'autre côté.
Nous traversons La Paz en ambulance avec le pimpom et nous retrouvons tous à l'hopital afin de la soutenir. Il s'agit d'une entorse. Vu la rapidité des urgence, je cours dans la rue pour acheter des glaces pour lui mettre sur la cheville. (20 minutes apres nous nous en regalerons)
n'est finallement pas tres grave, juste 3 à 4 semaines de lit à La Paz, mais il ne pourra pas venir dans la pampa et la jungle avec moi...

Sorry Mick

Quoiqu'il en soit, nous avons passée une tres belle journée. Nous nous retrouverons à La Paz quand j'y repasserai apres la jungle.
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Mardi 25 mars 2008

La descente de la mort ! ! !

Laurent m'en avait dejà parlé, c'était donc enregistré dans la catégorie "Choses un peu folle mais à faire".
Apres avoir fait le tour des agences, c'est une des moins chère qui remportera la palme.
Petit déjeuner consistant, j'enfile le costume adéquat et nous montons tous dans le combi qui nous amenera à 4700 m d'altitude, face à ce beau lac de la Cumbre.
Chacun s'habitue à son VTT avant d'attaquer la grande descente.
Le signal est donné et nous nous élançons pour une descente de 3500 mètres de dénivellé.
Deux trois virages et nous nous arretons pour vérifier tout le materiel... Cette route est réputée comme la plus dangereuse au monde et de nombreux accidents se produisent chaque année, nous nous plions donc de bonne grace à ces vérifications.
Nous repartons.
Les paysages environnants sont splendides (cf videos). Des montagnes autour de nous. Au fond de la vallée, un ruisseau qui serpente jusqu'à se perdre dans la brume lointaine.
Nous descendons à bonne allure, la première partie etant asphaltée.
Nous traversons les nuages chargés en eau et la route commence à monter legèrement, puis plus pentue. Nous sommes encore à 4000m et l'air fait cruellement défault. Je béni le fait d'avoir arreté de fumer, mais malgré tout, je manque d'air. Meme en defaisant ma laniere de casque, ouvrant mon maillot, j'ai peine à respirer, mais la fin de la montée approche et derriere se profile une descente salvatrice.

Nous arrivons au tunnel. Un chemin de terre bifurque sur la droite. Nous nous arretons.
Ici commence la partie de la route dangereuse.
Quelque consignes de sécurité avant de repartir prudement.
La route est peu large et bordée d'un précipice atteignant les 500m de profondeur que nous avons du mal à imaginer à travers les denses nuages.
Lors de pauses, les guides nous racontent les histoires macabres des camions ou des bus qui ont verses dans le fosses faisant parfois jusqu'a une 50aine de morts d'un coup. La premiere cause etant l'alcoolisme, la seconde, la fatigue. Nous buvons donc du coca et faisons des pauses regulieres. Il y a aussi cette histoire de cette israelienne qui faisait la maline avec son velo pres du bord et qui est tombée dans le ravin sous les yeux du guide qui la prevenait ...

Le fameux proverbe "Qui fait le malin, tombe dans le ravin !" n'a jamais été aussi present a mon esprit que durant cette descente.

Quelques instants plus tard, un compagnon qui roulait a mes cote se deconcentre et regarde un autre derriere lui. Il roule du cote du precipice et moi cote roche. Il ne voit pas le trou dans la route en face de lui. Il se retourne au dernier moment et bifurque á quelques centimetres du precipice. Il est quitte pour une grosse frayeur et moi aussi. Ne tenant pas á voir l'un de nous tomber dans le ravin, je me surprends á l'engueuler... la peur surement.
Bref le reste du chemin se deroule sans encombre. Nous sortons du nuage de pluie et sechons enfin au soleil. La route devient de moins en moins dangereuse et la vitesse augmente, quelque sauts au passage et nous nous arretons en bas á 1200 m d'altitude pour prendre une biere.
Le bus nous emmene ensuite dans un charmant hotel oú nous pouvons nous doucher nous restaurer et profiter de la piscine.

Excellente journee, bien que le chemin du retour ne sera pas de tout repos. Je suis vers l'avant du combi et ai une vue directe sur la route. Le chauffeur ne voit pas á 5 metres devant lui du fait de la brume et je me demande sans arret comment il savait que la route allait tourner á droite, á gauche... J'irai meme jusqu'á dire que j'ai eu moins confiance au retour, qu'á l'aller.
Nous atteignons enfin La Paz sains et saufs. La ville nous acceuille debordante de lumiére.
Je me couche de suite, car demain... Maradona !
Zzzzzzzz

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Mercredi 19 mars 2008

Bon voilà, c'était tres joli, j'ai bien fait le malin à dormir à 5000 mètres dans ces cahutes aux toits en paille sous lesquels des sacs de riz ou de sucre vides et tendus font office de faux plafonds. Maintenant j'ai mal au bide et je me reposerais bien en ville.
Potosi sera donc ma première halte.
Arrivé un samedi soir sous une pluie battante Potosi, la plus haute ville au monde se révelle particulierement peu acceuillante. Les habitants se massent dans les rues sombres du centre. Leurs expressions ne sont guère aimables et n'incitent pas à rester trop longtemps. 
Cependant il est ici une particularité à ne pas manquer. 
undefinedEntrons un instant dans le ventre de la Pachamama, (Symbole féminin évoquant la Terre). Il est ici une mine encore exploitée où les méthodes sont des plus archaïques. Nous revêtons donc les habits de circonstance et faisons un saut au marché afin d'offrir quelques cadeaux aux mineurs (Feuilles de coca, boissons, cigarettes, alcool à 96%, dynamite, détonnateurs, bref tout ce qui a de plus normal :-) )
Nous nous enfonçons à présent dans les entrailles de la Terre, laissant passer des chariots plein de minerais poussés par des jeunes adolescents. 
Dans tous les coins, ca creuse, ca pioche, ca pellte (vient de "donner des coups de pelle"... à ne pas confondre), ca bourre de dynamite les trous prévus à cet effet, ca mache de la coca et ça travaille non stop, car tout le monde est payé au rendement. 
Toute cette vie sous terraine semble tranquillement supporter son fardeau, mais l'air est parfois irrespirable, saturée en poussière. Là où nous devrons sortir car insupportable, resteront les mineurs concentrés sur leur travail. 
Nous sommes assez descendus, il est temps d'emprunter tout un jeu d'échelles pour remonter dans des couloirs plus vastes, plus sécurisant. Nous ne faisons pas attention à l'heure et des déflagrations nous surprennent en pleine ascenssion. Il est midi. Les mineurs allument les mêches et ont 4 minutes pour sortir de la zone. Nous ignorons d'où viennent les explosions, mais l'échelle tremble et nous pouvons sentir le déplacement de l'air... Brrr On accèlere le pas et atteind enfin la veine principale, oufff. 
Des chariots passent encore en direction de la sortie, nous les suivons. 
Expérience assez unique.
Aux vues des méthodes de travail, certains mineurs, commençant à travailler 13 ans ne dépasseront assurement pas ... la trentaine. 
J'en ai bientot 28... Gloups 
Malgré tout, cela reste une tradition et un honneur. Leur enfants suivront leur trace quoi qu'il en soit. 
La seule assurance est le diablito (au sexe démesuré) qui leur sert de protection. Chacun le chéri et lui verse des offrandes en espérant sa protection, mais malgré cela, les accidents continuent, 
Germinal n'est pas qu'un film. 
Retour à la vie aérienne, mais les images restent et je ne veux pas oublier ce gamin de 15 ans qui ne sera plus là pour les 15 ans de son fils...

Temps de quitter Potosi apres un carnaval qui me réconcilie un peu avec la ville. Direction Sucre, ville étudiante, légère, pleine de vie, aux marchés colorés, abondants, bondés à midi, tous rassemblés autours de ces tables couvertes d'une nappe collante, mais savourant un plat unique pour un prix dérisoire. 
L'ambiance est de suite plus agréable. 
Je n'ai plus de fièvre, je vais mieux, nous sommes plus bas.

Prochaine étape: La Paz. 
Située entre 3600m et 4100m, cette ville est incroyable. On pense y rester 2 jours et on se fait haper. 
De là, je partirai pour la descente de la mort, avant de voir jouer Maradona contre le président de la Bolivie... Bref beau programme, de quoi décaller son départ pour la jungle en tout cas, non?

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Jeudi 13 mars 2008
Habitué aux pays chauds, developpés, où je undefinedpeux encore me confondre dans la masse des habitants, la Bolivie exprimera clairement un changement de voyage. 
La Quiaca, ville frontière d'Argentine où je prends conscience d'être à présent à plus de 5000km d'Ushuaia. Un pont sépare ce poste de Villazon en Bolivie. Des porcs semblent s'en donner à coeur joie en dessous.
Un nouveau tampon et me voila officielement en Bolivie. 
C'est étonnant de voir à quel point les habitants peuvent changer aussi radicalement d'un pays à l'autre.
Les boliviens sont petits et je passe difficilement inaperçu du haut de mon metre 80. Les boliviennes sont fidèles à leur l'image avec ces chapeaux ronds melons trop petits, ces draps multicolorés, ces jupes plissées si volumineuses que l'on se demande ce qu'il y a en dessous sans vraiment oser chercher à vraiment obtenir la réponse...

Bref je suis dans un autre pays et cela ce sent. 
Le bolivianos (un dixieme d'Euro) remplace le Pesos. Tout est beaucoup moins cher ici, mais les services sont de bien moindre qualité.

Mission numero 1: S'acclimater à l'altitude. La premiere étapes se déroulera à Tupiza, ville de départ d'une formidable excursion à travers de fameux salar d'Uyuni.  
N'etant pas un montagnard, le vent sec et froid aura raison de moi et c'est avec une belle angine que je partirai en 4*4 vers les hauteurs, les lacs d'une incomparable beauté et enfin, le Salar.
Je decouvrirai les bienfaits d'un mate (comme un the) de coca. Attention ! il ne s'agit pas d'une drogue mais d'une plante qui a comme effet d'apaiser les syndromes nefastes liés à l'altitude, de tenir éveiller, d'anihiller les effets de la faim meme pour certain et d'empêcher de dormir. Je me contenterai de m'en servir pour apaiser la fièvre.
Après la caïpi au Bresil ou le mate en Argentine, la coca en Bolivie est omniprésente. Chaque homme a une joue plus grosse que l'autre et chaque femme en fait un usage quotidien. 

Départ pour l'excursion et pendant 4 jours undefinedet 3 nuits, nous traverserons des paysages absolument merveilleux, fonds d'écran sur fonds d'ecran. Je n'en reviens pas quand j'apercois la premiere lagune mais doit me rendre è l'évidence quand je constate que la beauté du spectacle va crechendo.

Nuits à 5000 metres d'altitude, bain dans de l'eau chauffée par les volcans, lagunes colorées où les flamands roses se chauffent les pattes et enfin...
Enfin, le moment phare de l'excursion. Lever de nuit, nous avançons lentement dans un bruit de glace qui se brise. Petit à petit le soleil se lève et nous permet de découvrir le paysage qui nous entoure. L'horizon est absent. Le sol est blanc, le ciel aussi. Il pourrait neiger tres fort j'aurai cette meme sensation d'absence de repères. 
Nous sommes en plein milieu de ce fameux Salar d'Uyuni. La plus grande étendue lac salée du monde. 
Le soleil se lève à l'est et le jeu des ombres commence.
Je me suis régalé en photos comme vous le verrez.
Voilà un des plus beaux spectacle naturel de l'amérique latine, qui détrone certainement le glacier Perito Moreno et tout juste les chutes d'Iguazu... c'est dire...

Pour info mon angine est passé et a vite été remplacée par une gastro. Ouf je peux enfin vider ma trousse a pharmacie qui prennait tant de place. Rien de bien grave, c'est le lot commun de ceux qui passent en Bolivie parait-il.

Malgré le prix exhorbitant en constante augmentation ces dernieres années pour visiter ces décors, il est impossible de passer à côté tant une fois de plus, en ces lieux la magie du monde opère et vous déconnectez de toute réalité.
A faire si vous êtes dans le coin, peu importe le coût.
Je vous laisse vous régaler avec les photos :-)

Bises
ArnO
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Dimanche 9 mars 2008
 Midi, nous quittons Tucuman en direction de la montagne, des nuages et de la brume. Malgre cela le moral est bon et la musique nous accompagne. Nous roulons vers le undefinedsommet de la montagne en traversant des villages parait il tres jolis, mais desquels nous ne pouvons rien apercevoir du fait de l'epaisse brume qui rampe le long de la montagne. Nous montons donc toujours plus haut en esperant fuir ses nuages. Tiens, un ane, pause photo. Tiens, un cactus, pause photo. Tiens, un lama... c'est tellement bon de s'arreter quand on veut :-)
Arrives de l'autre cote de la montagne, la vue est a nouveau degagee. Immenses canyons couverts de cactus. Au programme, les ruines de Quilmes, Cafayate, sa quebrada, ses vins.
Des vestiges d'une civilisation anciennement independante et finallement aneantie par la couronne d'espagne, nous arriverons a Cafayate, une petite ville entouree de vignobles et d'une tectonique toute particuliere, la quebrada.
Quelques degustations de vin locaux, balade a velo, puis visite de la gorge du diable et d'un amphitheatre naturel. Tres bons moments accompagne par un bon groupe.
Passage par Salta la jolie, qui porte bien son surnom. Je me rapproche de plus en plus de la Bolivie et j'ai soudain tres envie d'y etre, d'autant que quelque chose de magnifique m'y attend a entendre tout ceux qui y sont passes. J'ai hate, je prends donc un bus et franchis la frontiere...
Et la une fois de plus mon voyage va changer...
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Lundi 3 mars 2008
undefinedUne fois de plus, la magie des rencontres opère...
Une fois dans le bus de Mendoza à Tucuman, je rencontre des personnes qui me proposent de me faire decouvrir d'une maniere un peu particuliere la ville de Tucuman. Le rendez vous est ainsi pris pour le lendemain. 
Nous partons sur un chemin de forêt. La végétation est á nouveau tres dense, l'air est chaud et humide et les araignées sont colorées au milieu de leur grandes toiles. Je me sens de nouveau dans ces forets tropicales brésilennes. 
Alors que le chemin part sur la droite, nous poursuivons tout droit. Mes guides connaissent l'endroit, nous emprunterons donc les voies desafectées d'un funiculaire qui n'a jamais été mis en service (changement de gouvernement).
Apres un quart d'heure de marche en enjambant les branches, ramassant des noix, des oranges, les voies se séparent de la terre pour prendre de l'altitude. En quelque temps, nous nous retrouvons à 60 mètres au dessus du vide. Quelle agréable sensation d'avancer dans la cime des arbres. Je comprends soudain tous les Tom Sayer et les Robinsons Cruzoé. La vision de la haut est tres différente. Nous dominons une vallée, apercevons une cascade en contre bas et des miliers de papillons blancs s'ébattent sous nos yeux. Sous nos pieds s'écoule un ruisseau. La cime des arbres vient presque nous chatouiller les pieds. Des yeux de poètes vous diront que ce funiculaire est un chemin vers le ciel.
Une pause sandwich, une sieste vertigineuse et nous repartons vers le somment du mont Javier, d'oú un Christ étonament semblable au Corcovado de Rio domine la ville.
La pluie tombe à présent drue et il nous faut tout redescendre. Un homme nous prend dans son pick up et nous arrivons en ville trempés mais satisfait de notre aventure. 
Le soir je serai hebergé dans une villa dans les hauteurs de Tucuman loin de l'agitation de la ville et tenterai de comprendre la politique menée en Argentine depuis Peron à Kirschner le tout en espagnol...
Le lendemain, location de voiture avec trois compagnones en direction de Cafayate, via d'anciennes ruines. Tango fusion et flute de pan à fond dans la voiture...
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Mardi 26 février 2008
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Quelques 1000 km plus haut, les lacs ont disparu et une ville est sortie de terre grâce à la main de l'homme. En ces lieux déserts et arides quelques siècles auparavant se trouve aujourd'hui le berceau des vins argentins. La région de Mendoza est mondialement connue pour ses vins de qualité. L'homme a irrigué toute la region par un systeme de canaux omniprésent dans la ville et les alentours.
Des l'arrivée dans cette ville, je suis pris d'un sentiment de bien être. Il est des villes comme Mendoza où il fait bon vivre. De larges avenues aèrent la cité et de hauts arbres bordent chacune des rues protegeant ainsi les habitants de la chaleur insupportable. La ville vis au rythme des vendeanges. Nichée au pied de la pré cordilliere des Andes, les couchers de soleil sont magnifiques et la vue sur cette barrière naturelle est impressionante. J'y resterai une semaine à flaner, à visiter les vignobles à gouter les differentes Bodega (vignobles). 
Non loin de la ville, en direction de ce mur de montagne se trouvent des sources chaudes. Des thermes y ont été aménagés. C'est la glacière pleine de Cerveza, la viande preparée, et du bois dans le coffre que les habitants de Mendoza viennent passer leur dimanche en famille. 
La temperature de l'eau s'échelonne entre 18 et 36 degrés. Bon nombre se brûlent l'orteil en le trempant dans ce bain. 
Mais apres m'être baigné avec les Icebergs je ne pouvais faire autrement que de rentrer entièrement dans l'eau. Etrangement la temperature est supportable une fois immobile. Le seul inconvenient est de ressortir tout rouge couleur coup de soleil :-)
Retour à la ville et ses promenades, ses apéros romantiques au bord du lac du grand parc mais bien que tout soit plaisant et calme ici (sauf les rues du centre vers midi, oú l'on se croirait à Paris) il est temps de repartir et de quitter cette ville et les gens qui y sont . Quart d'heure triste... et l'attrait de la route reprend le dessus. Les paysages traversés sont rares et sublimes, je longe la cordillière des Andes en direction du nord. En fin de journée, le soleil perce un nuage sombre et toute la zone est baignée d'une lumiere chaude et puissante, vision du ciel un soir d'orage... C'est dans ces décors que je m'endors dans un bus qui m'emmenera à Tucuman où sans le savoir une promenade de l'extrème m'attendra...
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Jeudi 21 février 2008

undefinedDes montagnes d'Ushuaia au Perito Moreno, du Fitz Roy à la region des lacs, je retraverse les steppes arides. 
En arrivant à Bariloche j'ai l'impression d'avoir traversé plusieurs pays différents. L'Argentine est immense. Les trajets se comptent en jours. Plus je me rapproche du tropique du Capricorne, plus les journées raccourcissent et plus la température augmente. Les steppes ont à présent disparues et les palmiers sont enfin de retour. J'arrive dans une ville en plein été. La chaleur est écrasante et la sieste est de rigueur... dur dur :-)

J'ai donc séjourné à Bariloche dans cette région des lacs. D'apres les paysages, nous pourrions bien etre en Suisse avec un zest de Thailande par endroit. 
Une ascencion vaut la peine, le Cerro Campanario. Un bus me depose au pied. Deux options: télésiège pour les fatigués ou 45 minutes de marche dans la poussière, mais il suffit de me retourner pour comprendre et se remotiver...
Le vent est si fort la haut, qu'il m'empeche presque de respirer et rend toute discussion impossible et c'est donc en silence que j'assiste à ce spectacle. Face à moi des montagnes, des lacs dans lesquels le soleil vient se refleter, une végétation riche particulierement appréciée après ces kilometres de pampa. D'apres Geo, l'une des 10 plus belles vues au monde... (cf Vidéo)

Une escapade inévitable au bord d'un lac afin de s'adonner au sport nationnal l'Asado (barbecue) avant la veillée et la nuit en tente. accompagnée d'un tango électronique du genre Gotan Project ou Bajofondo.

J'ai également trouvé un endroit des plus agréables. Moi qui (entre autre) pense un jour ouvrir un lieu agréable type auberge pour jeunes voyageurs sans le sous mais dans un cadre idéal, décontracté et respirant le bien être, le tout pour un prix abordable... Il faut croire que le proprietaire de l'hostel 1004 a eu la même idée que moi et le résultat est absolument à la hauteur de mes espérances.
C'est même touchant de savoir que ce type de chambre pourrait être proposé 4 fois le prix actuel sans problème et l'hostel serait encore plein. Il y a parfois un choix à faire entre sa richesse personnelle et le fait de "seulement" proposer un service rare, un coin de paradis accessible à tous pour une fois.

Il n'y a plus qu'a trouver un autre endroit de rêve. Avis aux potentiels associés ;-)

Bref bon je file chercher tout ça plus au nord. Un crochet par Neuquen avant de partir pour la région des vins.... D'ailleurs tant que je suis là bas, si une commande de vin argentins vous interresse, dites le moi vite.
Je vous embrasse
Prochain post tres bientot

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Samedi 9 février 2008
Me revoila sur le bord de la route, à la sortie d'Ushuaia, le pouce levé. Je quitte Ushuaia après être passé saluer tout ceux qui m'ont marqués dans cette ville. C'est ainsi que je me suis retrouvé avec la famille de Daniel (qui m'avait pris en stop jusqu'à Ushuaia), à aller faire un barbecue dans le parc national avec ces 3 adorables petits chérubins pleins de vie que j'ai gardé 15 minutes ds la voiture... J'ai bien failli y rester :-)

Ayant atteint le sud, je file donc à présent vers le nord et de nouveau Rio Gallegos pour bifurquer à l'ouest vers El Calafate puis le Chili.
Paulo, le chauffeur m'emmena jusqu'à Rio Gallegos dans un odeur louche de relants gastriques à laquelle il ne semble attacher la moindre importance... Je fis donc 350 km plus le passage des frontières Argentinino-chiliene avec lui.

undefinedMon but est d'arriver au Chilie dans le parc national des fameuses Torres del Paine. 
Une des particularités de ces montagnes, outre ces deux superbes pics rocheux qui se dressent fièrement au dessus d'un lac de glacier, est l'inclusion granitique qui est avec le temps remontée à la surface et qui domine aujourd'hui tout le parc en rendant l'endroit unique.

Pour ce faire, j'ai transité par El Calafate. A peine arrivé, je croise Pierre connu auparavant sur la route. Nous louerons une voiture à 4 et décidons d'aller (de nouveau) passer la nuit en face du glacier. Cette fois ci nous nous installerons vraiment face au glacier pour dormir et après une bonne soirée à refaire le monde en japonais parait-il, nous nous endormirons bercés par les craquements du glacier. 
Un ouvrier nous réveillera sans ménagement en posant lourdement ses poutres métalliques à côté de nos duvets pour nous signaler que nous n'avons rien à faire ici. Malgré cela, je dois avouer n'avoir jamais ouvert les yeux un matin face à un tel spectacle. Un géant vivant de 50 m de haut, tantot gris, tantot blanc ou bleu glace nous observe. Nous décidons de descendre sur les rives prendre le maté. Par chance nous assisterons à et filmerons une rupture impressionnante... Imaginez un camion tomber du 10eme etage d'un immeuble...  (videos en ligne)

Le glacier pour nous tout seul, loin des hordes de touristes... jusqu'à ce que les gardes viennent nous chercher. (Rien de méchant)

J'arrive enfin à Puerto Natales, Chilie.
Match de foot local du dimanche soir se joue sur le stade. Alors que Pato l'idole de tous est adulé, j'assiste à deux heures intimes au coeur même de l'ambiance de la ville...
De cette ville partent les excursions pour le parc naturel. J'ai laissé le plus lourd à l'auberge, j'ai ma tente, mon duvet de quoi survivre pendant 4 jours et 3 nuits et l'eau des rivières est potable. J'attaquerai le fameux "W" (forme que fait la rando) par l'ouest découvrant le premier jour un glacier semblable au Perito, affrontant les vents du deuxieme jour de la vallee des Frances tout en observant ce magnifique glacier suspendu (d'où l'eau potable). Le troisième jour sera celui de la dernière montée, la fameuse, la plus intéressante, celle que tout le monde fait et pour laquelle tout le monde espère un beau soleil. Malheureusement la pluie tombe et le vent nous la projette violement sur le visage. Mon sac m'entraine en arrière et c'est plié en avant que j'avancerai le mieux. Regardant mes pieds et pensant à autre chose. Le temps semble compromettre l'ascension de nuit pour assister au lever de soleil sur les Torres... 
undefinedA 4h du matin, nos charmants camarades de camping font un vacarme d'enfer qui me fait ouvrir l'oeil, sortir la tete par la fermeture éclair de la tente Brrrr quel froid, mais... mais j'aperçois les étoiles ! ! ! Bran le bas de combats, j'enfile toutes les épaisseurs que je trouve et entame une marche de 2h30 dans la nuit et à travers la foret. Et à 6h30, alors que j'arrive enfin au sommet, les Torres sont eclairées par la chaude lumière du soleil... Quel Bonheur !


Descente et retour au camp de base où une bonne nuit de repos ne sera pas de trop !
Un passage de gaucho avec leur troupeau de chevaux sauvages nous émeut.
Je repars pour El Calafate. N'ayant pu mettre le blog à jour et ayant prévu un autre épisode montagneux, je repousse la mise à jour afin de vous montrer un aperçu global des trésors que nous offre la Terre de feu, la Patagonie argentine et le Chilie.

Je me résigne à prendre un bus pour me rendre à El Chalten car la route, la fameuse route 40 n'est pas goudronnée et de ce faite la circulation des camions est nulle, ce qui reduit considérablement mes chances d'être pris en stop. 
El Chalten, petit village fantôme où les maisons sont toutes espacées de 100 mètres au moins et où le petit supermarché est à l'autre bout de la ville ce qui en soit est dejà une randonnée. Du camping gratuit (sans services; les toilettes sont un trou dans le sol genre woua-woua; mais eau fraiche potable et abondante dans le torrent qui juxte le camping) de là partent les rando vers le Fitz Roy. Je détiendrai certainement le record de la plus lente ascencion au sommet en quelques 10 heures. Quelques siestes au bord d'un lac et d'un cours d'eau, un repas savouré et un plongeon dans le lac alimenté par le glacier au sommet me vaudront ce retard. Loi du hasard, je recroise l'ami Pierre qui s'apprête à monter avec son ami pour y dormir et assister au levé de soleil de là haut. 
Mon bus partant le lendemain à 9h, je me leverai à l'aube, et remonterai pendant 45 minutes à travers les forêts sombres et préparerai mon petit dejeuner du haut d'un point de vue en attendant le lever du soleil. undefinedJamais un chocolat chaud avec du lait en poudre n'a été aussi bien mis en valeur. Les couleurs dépassent toutes mes esperances. Alors qu'il est soit disant rare de voir le Fitz Roy au lever du soleil à cause d'un voile persistant, j'assiste à une explosion de couleurs, le orange clair se fonce de plus en plus pour donner une couleur orange fluo au Fitz Roy. Je reste bouche bée et mon réveil me tire de ma revasserie. Il est l'heure de redescendre. Je remballe tout et ferai toute la descente en courant comme un gosse qui vient d'avoir de nouvelles chaussures qui courent vite.
Je plie ma tente et me présente à 8h55 devant le bus !
J'ai adoré ces paysages de montagnes, ces levés de soleil apres une rando nocturne, ces tête à tête privilégiés avec des lieux normallement fréquentés par les touristes. Ce dernier mois était vraiment riche en surprises, en spectacles, en imprévus qui se transforment en chances inouïes. En choses simples de la vie, un bon plat de pâtes tout juste cuites après un long effort, le rafraîchissement d'un lac de montagne alors que la chaleur et l'effort nous écrasent... 
Bref amateurs de rando et de montagne, je vous avais prévenu, ceci est pour vous. Et si vous hésitez encore sur vos prochaines vacances, je vous répondrai prenez au moins 3 semaines si vous pouvez et venez en Terre de feu, vous ne le regretterez jamais ! ! !
A présent, changement de décors, je remonte vers le nord. La température monte, des odeurs de printemps apparaissent. 
Ce bus m'emmenera d'ici quelque 36h á Bariloche, dans la région des lacs.
Quel bonheur de voyager ! !
Je vous embrasse tous bien fort et désolé pour tous les anniversaires souhaités en retard ou complêtement ratés.
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Vendredi 18 janvier 2008
Ushuaia, un des points clefs de mon voyage. 
undefinedNous sommes ici  à précisement 13 281 km de Paris. Depuis le 29 Aout, jour de mon arrivé à l'aéroport de Rio, j'ai parcouru plus de 7000 km, en bus, en moto, en voiture, en camion, en bateau, j'ai traversé du nord au sud l'Amerique latine. Je suis passé des plages tropicales aux chaudes et limpides aux lacs oú flottent les icebergs. Les palmiers des plages de Pipa ont peu à peu laissés leurs places aux forets riches de Chapada diamantina (brasil) puis aux steppes désertiques de la Patagonie et enfin aux arbres couchés par les vents de la Terre de feu. 
La feijoada-Caipirinha a disparue au profit de l'asado (barbecue) de boeuf tendre accompagné d'un vin du nord Argentin. L'espagnol est venu se mélanger au portuguais. 
Les visages, les langues, les coutumes se sont succédés. Partout les gens restent ouverts, prêts à aider, foncièrement bons comme on l'est tous une fois affranchis des détails matériels ou du regard d'autrui...
Je commence sincèrement à croire que l'autre est le reflet de nous meme. Son comportement semble directement lié à notre état d'esprit au moment de notre rencontre...

Je souhaite à présent m'arrêter un instant à Ushuaia pour profiter de la magie du lieu et écrire une thèse de philosophie (:-D Blague).

Pour ce qui est de ma vie ici, mon rendez-vous se concretisera donc par une embauche dans deux hotels différents. Le premier, à Pueblo viejo (http://www.puebloviejo.info/)  consiste à discuter avec les clients en plusieurs langues et leur conseiller des excursions que l'on me fera faire afin que je sache de quoi il en retourne... ;-) Puis je travaillerai la nuit de minuit à 8h du matin, heure à laquelle je me dépecherai d'aller à l'hotel Albatros (http://www.albatroshotel.com.ar/homeingles.htm), d'enfiler mon costume de bagagiste et d'aller attendre le client afin de lui montrer sa chambre et d'esperer un pourboire, ce jusqu'à midi. 
Je suis comme un enfant qui joue un jeu, un acteur qui se met dans la peau d'un personnage. Ces deux boulots se complètent bien, m'amusent, me nourissent bien et me permettent même de visiter la region gratuitement. 
Il y a quelques temps j'aurais pu être ce client qui arrive dans ce bel hotel, aujourd'hui je suis de l'autre coté, un regard différent.
Les pourboires sont conséquents et font doubler mon salaire de ministre ;-) par rapport aux locaux et malgré l'absence de permis de travail (Ca c'est les langues, comme quoi il faut bien travailler à l'ecole). 
Pour éviter de payer les hostels, je me suis trouvé une chambre sous Pueblo Viejo... Deux coups de balais et me voila installé à côté de la chaudière (23 degrés garanti). 
Ca y est, tout est réglé, je suis installé, je connais mes boulots, tout serait impeccable pour quelqu'un venu travailler une saison... Ce n'est pas mon cas et je songe déja a autre chose. Et si je montais un business de location de tente ? (juste 1 ou 2 mois) le marché est assez porteur ici...  L'idée restera idée. Pas assez excitante...

Presque un mois est passé depuis mon arrivée à Ushuaia.
J'ai bien profité de cette ville, j'ai vu ces magnifiques paysages, de montagnes enneigées colorées par le soleil levant alors que j'allais travailler. Je suis chargé à bloc d'energie. Et je sens que je dois partir... 
Arrivé le 21 décembre, je choisirai de regagner la station service à l'entrée de la ville le 21 janvier et d'y lever le pouce en direction de ... chut c'est une surprise mais il parait que c'est joli.
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Mardi 8 janvier 2008

Un poulet en guise de chapon, du mousseux en guise de champagne, nous voici fin prêts a passer le reveillon de Noel au bout du monde.

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J'ai retrouvé Carine et Tanguy (cf Ouro Pretto) 4000km plus au sud et nous passerons ce Noel ensemble à Ushuaia. La cuisine est laissée aux hommes qui devoileront ce soir leurs talents culinaires. Une table est dressée et tous les hotes s'y joignent pour feter dignement ce reveillon. Malgré la latitude du pays, nous sommes en plein été et si la neige ne tombe pas sur Ushuaia, elle reste omniprésente. Les montagnes avoisinantes sont couvertes d'un chapeau neigeux. Il fait 15 degrés la journée et il est coutume de dire qu'ici les quatre saisons peuvent toutes s'exprimer en une seule journée. 

Pour Noel une des "traditions" est de finir la soiree en boite. Soit, nous ne derogerons pas à ces regles ancestrales et irons user nos souliers sur le dancefloor. 
Quitte à être au bout du monde, il m'eût plu de passer le soir du 24 dans la montagne, mais par manque de temps de preparation, nous remettons cela au 25. C'est donc quelques heures apres le retour de boite que nous grimpons dans le bus qui nous mene au parc national. Premier arret, nous descendons et empruntons dans le froid, le vent et mal reveilles le chemin de terre qui mene au debut de notre randonnée. Tout se meritant, nous avons choisi de randonner avant d'arriver au campement et de pouvoir enfin faire griller nos steacks. Nous ne le regretterons pas, car les paysages sont splendides. Notre chemin longe un lac duquel s'elevent au loin les montagnes enneigées. Sur notre droite,  tantot la foret, une foret riche, haute et pleine d'energie (cf Prophetie des andes, James Redfield) avec des arbres tentaculaires, tantot des etendues d'herbes sur lesquelles jouent les lapins, naissent les poulains, cette herbe tellement moelleuse que l'on veut s'y allonger. Nous nous arretons pour admirer le paysage lorsque nous entendons derriere nous un bruit dans un buisson. Nous observons, puis apercevons sept petits hommes vetus comme au moyen age chacun une hache à la main... Non, n'exagerons pas, mais on y croirait presque